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Pourquoi la photographie peut vous faire rater votre voyage en Asie

Thai-groupRéputés pour leur architecture millénaire, leurs paysages luxuriants et leur accueillante population, certains pays d’Asie sont connus pour être des destinations prisées par les touristes européens en mal d’exotisme. De ces séjours qu’ils veulent rendre inoubliables, les voyageurs ramènent souvent des clichés… un peu trop cliché. Travailleur assoupi sous son chapeau vietnamien, enfants cambodgiens rieurs devant l’appareil, femmes indiennes dans leurs saris chatoyant : qui n’a jamais pris, ou au moins vu défiler de telles photos ?

Amateurs ou professionnels, de nombreux albums en ligne le confirment : il existe une véritable tendance, chez le voyageur de passage en Asie, à tirer presque systématiquement le portrait des locaux qui croisent son chemin. Des îles thaïlandaises aux montagnes chinoises, en passant par la jungle birmane ou les mégalopoles indonésiennes, les touristes succombent souvent à la tentation de la photo d’autochtone, parfois au mépris de certaines règles civiques pourtant évidentes.

Par exemple, si aucune autorisation (.pdf) n’est normalement requise pour photographier des personnes dans le cadre d’un usage strictement privé, rien n’empêche de s’assurer que le sujet est bien d’accord – ou que les parents du sujet le sont s’il s’agit d’un mineur. Il n’est pas rare de voir des touristes flasher sans gêne des enfants. Pourtant, ceux-ci accepterait-ils sans broncher de laisser des images de leur propre progéniture aux mains d’inconnus ? Par ailleurs, la loi en vigueur dans certains pays peut très bien interdire de prendre certaines catégories de personnes en photo, en raison de leur état civil ou religieux.

Mais au-delà des incidents interculturels qu’elle peut engendrer, la chasse aux expressions et aux postures les plus folkloriques tend à faire oublier qu’en voyage, il existe pourtant d’autres façons de se constituer de précieux souvenirs. Comme partager, tout simplement, de vrais moments avec la population locale, plutôt que de chercher à voler d’elle une photo qui ressemblera à tant d’autres. Des mots, des regards et des sourires qui, échangés sans le filtre de l’objectif, n’en seront que plus uniques.