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L’histoire de la photographie

l'histoireS’il est bien difficile d’attribuer la paternité de l’invention de la photographie à une personne unique bien déterminée, c’est notamment parce que cet art graphique contemporain a été le résultat de travaux de plusieurs érudits qui ont chacun planché en leur temps respectif sur des expériences pluridisciplinaires…Ceci étant dit, la plupart des historiens spécialistes de la photographie s’accordent cependant à dire que le procédé même de l’obtention d’images photographiques résulteraient cumulativement des travaux réflexifs d’Aristote ainsi que de ceux d’Ibn al-Haytham, l’inventeur de l’optique moderne. En effet, à eux deux, ces grands érudits se sont rendus compte au travers de leurs différentes expérimentations qu’il était possible “d’encapsuler” la réalité : il suffit pour cela de disposer d’une lentille et d’une boîte servant de “chambre noire”…En effet, lorsque l’on place ladite lentille au travers d’un trou qu’on aura préalablement effectué sur l’une des extrémités de la boîte, l’on peut se rendre compte qu’une image inversée apparait sur le fond blanc de la boîte en question.

Sur la base de ces premières expérimentations, l’alchimiste Jacques Charles est parvenu, en 1780, à graver physiquement, mais de manière très fugace, l’image projetée par la lumière au travers de la lentille dans la boîte en plaçant à l’endroit où ladite image était projetée du papier imbibé de chlorure d’argent. Sur la même idée de base, un autre alchimiste du nom de Thomas Wedgood tenta à nouveau la même expérience mais cette fois-ci en imbibant le papier de nitrate d’argent au lieu et place du chlorure d’argent, sans plus de succès…En 1819, John Herschel découvre les propriétés fixatrices du l’hyposulfite de sodium sans pour autant anticiper les répercussions que sa découverte aura pour l’avenir du procédé de la photographie. Il faudra attendre 1826 en effet pour qu’un petit inventeur français de Chalon-sur-Saône répondant au nom de Joseph Nicéphore Niépce ait l’idée de génie d’associer les trois procédés précédemment découverts par Charles, Wedgood et Herschel pour qu’enfin la première photographie jamais prise voie le jour : en l’occurrence, l’homme avait entrepris de photographier une partie de sa propriété située dans le Saône-et-Loire en plaçant dans la “chambre noire” de sa boîte à image une plaque d’étain recouverte de bitume de judée, un dérivé de goudron qui avait la spécificité de durcir sous l’effet de la lumière…Malheureusement, bien qu’il s’avérait efficace, le procédé requérait bien trop de temps : en effet, on estime qu’il a fallu au moins une dizaine d’heures pour que l’image photographiée par Niépce ait pu prendre corps sur la plaque d’étain.

Sur la base de ces avancées fondamentales, Louis Jacques Mandé Daguerre entreprend d’améliorer le procédé à la mort de Niépce en 1833 et y parvient en découvrant notamment le mécanisme de “l’image latente” qui permet cette fois-ci de raccourcir de manière significative le temps de pose jusqu’à seulement une dizaine de minutes…Avec le soutien d’un de ses amis politiciens, il arrivera à promouvoir efficacement son invention et s’arrogera ainsi au final en 1839 le statut d’inventeur de la photographie. Conscient de l’importance de l’invention de Daguerre, l’Etat français lui rachète son droit de propriété industrielle et lui offre en contrepartie une rente viagère annuelle de 6000 francs. A noter que le fils de Niépce, se verra également octroyer la même reconnaissance de la part de l’Etat français puisque celui-ci lui reversera 4000 francs au titre du procédé que son père avait mis au point.

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